dimanche 21 août 2011

Excision, infibulation, repassage des seins: l'interdiction d'être femme.

De la tradition à la barbarie, il y a qu'un pas...de trop. Dans la plupart des régions d'Afrique, les coutumes et traditions ancestrales perdurent et se transmettent de générations en générations, et ceci, malgré l'influence plus que présente de l'occident. Ces traditions ont dû cohabiter avec l'avénement des religions musulmane et catholique avant de se confondre avec elles mais également avec tout ce qui peut constituer une civilisation. 
Leur pérennité pourrait s'expliquer par un attachement profond des africains à leur propre héritage culturel, leur terre, leur environnement, le respect des anciens, et une volonté de se protéger contre l'invasion occidentale et de sauvegarder leur identité pure.

Mais peut-on parler de "tradition" quand il s'agit de l'excision, de l'infibulation où du repassage de seins? Le terme est-il vraiment approprié? Est-ce des pratiques propres aux cultures de l'Afrique subsaharienne? 


Les mutilations sexuelles féminines dites excision et infibulation, sont des pratiques ou usages qui dateraient de l'aire des pharaons et en tout cas de l'époque où la plupart des peuples africains étaient majoritairement animistes. Elles varient et se pratiquent de manières spécifiques selon les pays, les peuples, les croyances, la génération, et l'époque. Ses victimes ou les personnes visées vont du bébé à la petite fille en passant par l'adolescente, la jeune fiancée ou jeune femme mariée ayant eu un premier enfant. Son but, selon ses adeptes, serait de détourner la femme de la tentation. Peut-être, par extension, d'elle-même. De sa féminité. Du coeur de sa féminité. 


Par ce biais, ses fervents défenseurs semblent vouloir lui dicter son existence: vierge tu resteras jusqu'au mariage et asexuée tu demeureras. Des raisons esthético-hygièniques sont également citées pour justifier cette pratique quand ce n'est pas par sacralisation.

A t-on besoin de mutiler un être humain pour pouvoir contrôler son existence? Est-ce réellement une protection que de vouloir ôter la femme de tout désir féminin? Une soi-disante éducation, morale ou coutume peut elle justifier un tel acte de violence physique et psychique? La morale d'une société vouée à l'abstinence est-elle susceptible d'être moins bien comprise et appliquée par les femmes au point de la prémunir d'une partie de leur être? Thomas Sankara déclarait à ce propos que sa pratique traduisait "ce que la tradition africaine a de pire, de plus dur et de plus inadmissible...la relation d'appropriation qui veut que chaque femme soit la propriété d'un homme".

Malgré les lois et campagnes de sensibilisation bannissant ces mutilations et mettant en avant le danger notamment mortel pour la femme, leur pérennité a de quoi inquiéter.

L'excision consiste en l'ablation du clitoris, capuchon ou prépuce clitoridien et parfois des petites lèvres. Le clitoris, cet organe non grata, est le plus sensible des organes génitaux de la femme. C’est une partie du corps féminin associé à l'éveil de la sensualité et du plaisir. En le pourchassant, le condamnant, le blessant, le coupant, le tranchant, le détruisant ou le supprimant, on prive la femme de sensibilité sensuelle et l'expose à de nombreux risques sanitaires. 

L'infibulation se traduit quant à elle par la suppression totale de la vulve. Autrement dit, tout y passe: le clitoris, les petites lèvres et les grandes lèvres. Dans cette forme de mutilation, l’entrée du vagin où la base restante des grandes lèvres est, après mutilation, soit cousue soit refermée à l'aide d'épines spéciales pour ne laisser qu'un minuscule orifice pour l’écoulement menstruel et les urines. Parfois l'opération s'achève par le ligotement des deux jambes à la corde et l'isolement de la victime jusqu'à la fin de sa lente cicatrisation.


Dans les deux cas, ces mutilations se pratiquent d'une manière cruelle et brutale, et bien sûr sans anesthésie puisque parmi certaines cultures africaines la pratiquant, c'est aussi un moyen de tester le courage et la résistance à la douleur de la femme souvent dans un contexte cérémonial, rituel ou sacré. Comme une invitation à la transcendance et au dépassement de soi. Comme une entrée ou un passage de l'enfance à l'âge adulte ou au statut de femme. 

Elle devient ainsi femme, tout en étant privée de cette constituante qui  participe à faire d'elle une femme. On lui tranche un bout de chair en pensant l'élever. Élever au rang d'adulte ou de femme comme pour l’anoblir et la mettre sur un piédestal et élever au sens éducationnel pour la rendre sage et digne de sa famille.


Sans parler des conditions d'hygiène déplorables, et des instruments usagés qui servent pour ce qui s'apparente à une torture autant physique que mentale: lames de rasoir, couteaux, et toute autre arme coupante. Le bouquet finale est l'application sur la blessure d'un mélange douteux de boues, plantes pilées et autres abomination pour aider à la cicatrisation. Une femme interrogée pour les besoins du blog en témoigne: "On m'a appliqué un mélange de toile d'araignée, d'excrément d'oiseau avec une pâte dont j'ignore la composition tout au long de ma convalescence. J'ai dû attendre des semaines, et pour certaines de mes camarades des mois avant que la cicatrisation ne se fasse totalement. Pendant l'excision, la douleur était tellement inouïe que j'en ai perdu connaissance pendant quelques minutes. A mon réveil, la moitié de mon corps baignait dans une flaque de sang. J'avais fait une hémorragie. Je comprends mieux l'usage de ces pâtes infâmes pour stopper le flot de sang." 

Même des années après, le souvenir de ce moment semble plus vif que jamais. Elle a du mal à revivre ce moment. Ses jambes se croisent comme par protection. Elle semble crispée. Dfines coulée de sueur apparaissent soudainement sur son visage. L'oeil alerte, elle poursuit: "Regarde comme je me mets à suer rien quand y pensant. C'est une expérience traumatisante à vie...Le pire c'est que quelques jours après, en me retournant sur ma natte de repos posée à même le sol, j'ai eu l'horreur de remarquer des vers de terre en dessous de mon pagne."
Une autre femme se confie en substance pour le blog: " La mère de mon beau frère a vécu un véritable calvaire pendant son excision. Pendant qu'elle accouchait, au village et dans des conditions précaires, l'accoucheuse s'est rendue compte qu'elle n'était pas excisée. Après accord, les femmes ont décidé de terminer son accouchement par une excision. Elles ont conclus après concertation que c'était le moment opportun pour la purifier et qu'il valait mieux après la souffrance et la douleur de l'accouchement, tout faire d'un coup. Qu'elle n'y verrait que du feu. Qu'elle ne ferait pas la différence au vu de sa douleur déjà manifeste...Elles l'ont excisé sans prendre garde à son état. Elle n'a pas supporté et a fait une hémorragie...Elle en est morte. Elle n'a pas survécu au double choc de l'accouchement et de l’excision. Cette femme a vécu tout ce que la douleur peut comporter d'atroce...dans sa chair. Et son fils, mon beau-frère, n'a pas eu ce bonheur et cette chance de vivre l'amour maternel... La blessure saignante de sa mère, il la porte toujours dans son coeur et sa mémoire".    
Ces témoignages démontrent toute  l'ignominie de l'acte et le traumatisme causé par tout le processus de déféminisation, de punition, d'agression, d'intrusion, de contrôle, de 
torture,de déstabilisation, d'emprisonnement, de traumatisme, de charcuterie de l'être.

Les risques des mutilations sexuelles féminines sont nombreux et déplorables:
-Hémorragies
-Infections locales ou généralisées 
-Infections et rétention d’urines; troubles et douleurs urinaires.
-Stérilité 
-Mauvaise cicatrisation : cicatrices souvent fibreuses, inesthétiques, boursouflées et chéloïdes douloureuses.
-SIDA et hépatites à cause des instruments réutilisés et du manque d'hygiène.
-Difficulté, complications et risques à l'accouchement: "malgré des épisiotomies supplémentaires (acte chirurgical consistant à ouvrir le périnée au moment de l'accouchement) les déchirures périnéales sont parfois graves. Ces déchirures peuvent se compliquer de fistules et de nécroses des cloisons recto-vaginales et vésico-vaginales rendant les femmes incontinentes, c'est-à-dire qu’elles ne peuvent retenir ni leurs urines ni leurs selles." http://sante-az.aufeminin.com

Chez les femmes ayant subi une infibulation, le premier rapport sexuel devient une épreuve presque insupportable et impossible. Dans ce contexte, l’époux va même jusqu'à recourir à un couteau ou une lame tranchante pour "ouvrir" sa femme. Parfois le rapport n’aboutira qu’après plusieurs tentatives brutales et vaines. Il arrive que certaines femmes tombent enceintes sans aucun acte. D'oû des risques obstétriques surélevés.

Aujourd'hui des chirurgiens peuvent réparer les femmes en reconstruisant leur intimité. Mais détiennent-ils le pouvoir d'effacer le choc de l'acte? Son souvenir? Sa douleur inqualifiable et immatérielle?
Selon un article référencé de wikipédia, les mutilations sexuelles féminines seraient pratiquées dans 28 pays d'Afrique avec une proportion de femmes excisées variant selon les pays. Les pays où la grande majorité des femmes sont excisées soit plus de 85 % : Djibouti, Égypte, Éthiopie, Érythrée, Guinée, Mali, Sierra Leone, Somalie, Souda. Les pays où seules certaines fractions de la population sont touchées avec 25 à 85 % de femmes excisées, proportion variant selon l’ethnie, la catégorie sociale et la génération : Burkina Faso, Centrafrique, Côte d'Ivoire, Gambie, Guinée-Bissau, Kenya, Liberia, Mauritanie, Sénégal, Tchad. Enfin les pays où seules quelques minorités ethniques sont concernées et où la proportion d’excisées est inférieure à 25 % : Bénin, Cameroun, Ghana, Niger, Nigeria, Ouganda, République démocratique du Congo, Tanzanie, Togo".
Elle est aussi pratiquée au Proche Orient et en Asie( Yemen, Indonésie et Malaisie) toujours selon wikipédia.
L'excision est réprimée par la loi dans une quinzaine de pays d'Afrique. Cela n'empêche pourtant pas sa pratique si ce n'est de manière moindre.  
Une autre pratique bien moins connue que l'excision fait partie de ces gestes nuisibles et néfastes dont les jeunes femmes se passeraient volontiers, si leur avis était pris en considération: le "repassage des seins". 
C'est cette pratique qui consiste en la mutilation des seins. On les écrase, les casse, les masse  de manière abusive pour retarder leur croissance afin de ralentir ou perturber la naissance de la féminité. Le but évoqué est de protéger les fillettes ou pré-adolescente du regard des hommes et d'éviter les risques de sexualité ou grossesse précoce. 
La femme étant le mal de la société, on lui ôte ses seins et son clitoris quand on ne la couvre pas de la tête au pied afin de la prémunir de toute confrontation avec le mâle. Ce dernier ne bénéficiant ni d'oeillères ni de muselière, la femme doit être rafistolée afin de ne pas provoquer l'animal en l'homme. Dans cette logique, la femme est rabaissée au rang d'objet de désir et d'éternelle pécheresse tentatrice, et l'homme à celui de pauvre pervers sexuel et bestial à ne pas provoquer.
 Plus sérieusement, au lieu d'inculquer aux hommes un meilleur respect de la femme et de ses droits, les sociétés concernées préfèrent attaquer les jeunes filles dans leur féminité naissante et apparente par une torture physique et moral. Un calvaire en somme.

Cette pratique est très répandue au Cameroun et en Guinée mais aussi présente au Sénégal, au Mali, en RDC. C'est une pratique tabou donc difficile à recenser mais elle reste largement courante en Afrique subsaharienne. Il y a plusieurs moyens de repasser, ramollir, affaisser ou casser les seins. Ames sensibles s'abstenir.  

Galets ou pierre chauffés, louche artisanale, spatules, pilon et autre instrument de cuisine traditionnel pouvant servir à atrophier les mamelons. Cette acte se fait également sans anesthésie et la douleur est évidemment violente et immédiate. Les conséquences sont la survenue d’abcès, d’infections, de dissymétrie, de déformations des tétons ou d’atrophie des seins, de brûlures, coulées de lait maternel hors grossesse et traumatisme psychologique. Sans parler de l’augmentation des risques de cancer. 
Ces agressions qui se déroulent pendant la puberté, moment où la petite fille est déjà troublée par les changements de son corps, participent à la déstabiliser davantage et à jeter le trouble dans sa perception d'elle-même. Cela éveille un sentiment de culpabilité et de dénigrement sur sa condition de fille. On m'agresse parce que je deviens femme! C'est donc mal d'être une femme!
Toutes ces violences faites aux femmes contribuent à renforcer leur statut d'être inférieur et à asseoir l'inégalité entre hommes et femmes. Toutes ces violences faites aux femmes contribuent à nier leur droit à disposer de leur corps, à grandir et s'épanouir normalement. Toutes ces violences faites aux femmes contribuent à les maintenir au banc de la société; mais aussi au banc des accusés. Leur crime? Naître femme.
En parler, c'est contribuer à briser un tabou et c'est une manière de sensibiliser les gens à une meilleure protection des jeunes filles et des femmes. 
Ni l'excision, ni l'infibulation encore moins le repassage des seins ne sont des pratiques valables et utiles. Rien ne saurait les justifier. Au contraire tout est là pour les bannir. L’accès à l'éducation scolaire et à l'information peut aider à combattre de mauvaises coutumes. Et si la plupart de celles-ci doivent être défendues et valorisées en général, certaines de leurs constituantes n'ont plus lieu d'être.
Tant qu'être femme sera synonyme de supplice, le combat pour le respect de ses droits en tant que femme, en tant que fille, en tant qu'être humain ne sera pas terminé. 
Fleur du désert, qui raconte l'histoire poignante du mannequin
Waris Dirie, ayant subit une infibulation à l'enfance.
 
Cri du coeur  poètique et engagé de Sembène Ousmane contre l'excision.
Témoignage de feu Katoucha, ancien top model, excisée alors jeune fille.

Le premier libre à explorer ouvertement
le terrible sujet à la fin des années 70... par l'universitaire
Awa  Thiam
L'autobiographie bouleversante de la
sénégalaise Khady Koita excisée à
l'age de 7 ans et qui reproduira par soumission cette pratique

sur ses petites filles avant de se battre  pour son abolition.
Une fiction qui décrit et dénonce avec brio la perception
de l'excision comme acte destiné à purifier et
ennoblir, et la manière dont il condamne et consume
les filles et femmes

17 commentaires:

  1. ... le jour où les hommes comprendront qu'ils ont plus de chance de garder leur femme s'ils leur donne du plaisir, peut-être ... Sinon être l'esclave d'un homme ou d'un autre, au fond, qu'est-ce que ça change pour elles ??!?

    Patrice

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  2. L'excision est certes tres ancrée dans nos pays actuels mais il faudrait faire attention lorsqu'on la rattache à notre patrimoine culturel. Cette pratique mutilatoire comme vous l'avez si bien dit dans l'article est d'origine indo europeenne, eurasiatique. Elle ne provient pas de l'Egypte pharaonique et n'y etait pas pratiquée, c'est ce qu'indiquent les derniers developpements dans ce domaine. Un livre dedié à l'origine de l'excision est d'ailleurs paru l'année derniere, l'auteur Amouna, est interviewé ici http://www.dailymotion.com/video/xhkq2f_l-excision-une-tradition-eurasiatique-devoilee-le-livre_news
    Bon visionnage. Au fait tres bel article !
    cependant attention aux infos que l'on vehicule lorsqu'on lu assez largement comme vous semblez l'etre. Nous avons un role delicat dans ce monde de communication, surtout nous autres qui aimons l'Afrique et voulons participer à l'eveil des conscience.

    A bientot !

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    1. On s'en fout complètement de savoir d'où vient l'excision, l'essentiel est de la bannir complètement,. Ou bien couper les couilles aux hommes afin de leur enlever l'envie de violer les femmes.......A méditer....
      Nous sommes en 2014, quelle honte que des actes de barbaries existent dans ca bas monde. J'ai honte....

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    2. Message temporelle
      Detrompe toi! L'origine de cette acte est aussi important que tant qu'elle ne sera pas dévoilé l'africain sera toujours le barbare a civilisé. Ceci déculpabilisera les africains et le reveillera

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  3. Merci pour la pédagogie cher Fary mais je ne pense pas induire en erreur qui que ce soit. Je ne me prends pas pour une prédicatrice ayant la science infuse...je lis, je m'informe, je vérifie et je transmets tant bien que mal. La chose à retenir c'est que les africains sont les premiers aujourd'hui à la pratiquer et beaucoup à la défendre...en cachette.Je ne la rattache pas à notre patrimoine, j'en ai pas eu besoin, elle a effectué le travail tout seul.
    Le but de cet article est de dénoncer, dénoncer, et dénoncer. A ma petite échelle, et avec des mots c'est déjà un combat qui est à ma portée.
    Pour ce qui est des origines, c'est toujours remis en question. Mais merci pour la leçon et la video.
    PS: Ce blog en est à ses balbutiements, il est né il y a pas longtemps. T'inquiète pas, il n'y aura pas de séisme désastreux dans le monde de la communication par ma seule faute et mes lecteurs ne seront pas désinformés. J'ose espérer qu'ils ont assez d'esprit critique pour prendre du recul, se faire leur propre idée et en tout cas avoir un bagage intellectuel derrière, comme toi.

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  4. Peu importe les origines de cette pratique ... Nous retenons qu'elle est si ancienne et que c'est regrettable justement qu'on en arrive à là dans un siècle où tout le monde cherche à aller de l'avant.
    Je ne cesserai de le répéter, la seule arme, pour dépasser certaines traditions ancestrales qui n'améliorent en rien les conditions du développement humain, est l'éducation.
    Il est tant de mettre nos énergies afin de sensibiliser nos parents qui vivent au fin fond des endroits reculés pour que demain leur enfant aille à l'école. C'est ce qui va permettre à un moment de la vie de se séparer de cette ancienne génération qui n'a pas cette même change que nous et nos futurs enfants.
    Il faut que chacun fasse ce travail autour de lui mais aussi et surtout les campagnes de sensibilisation doivent se multiplier; et cela devrait être le rôle à nos États de financer de genre de travail.

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  5. Réponses
    1. horrible et inadmissible,aucune justification valable;la tradition a bon dos quand il s'agit d'opprimer (femmes,animaux,etres faibles,bebes).Chacun est proprietaite de son corps;si un adulte desire se faire circoncire,c'est une chose,s'il l'impose a un enfant,c'est autre chose!Quant a imaginer la torture de l'excision ou de l'infibulation,c'est impossible;quand cela prendra-t-il fin?quand cessera-t-on de penser que les femmes sont des biens appartenant aux hommes?Education,rabachage,information,encore et encore....pareil pour la corne de rhinoceros et autres fariboles idiotes qui entrainent tant de souffrance.Laissons leur corps aux femmes,aux fillettes,aux garçonnets!

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  6. Les femmes font face à tant d'inégalités..Les hommes garde en eux cet instinct primitif, ces réflexes archaïques quelque soit la civilisation.

    De même que l'excision le viol est une atteinte à la dignité de la femme, mais l'irrespect ne s'arrête pas là.. Les femmes n'ont elles pas encore compris qu'elles sont aujourd'hui en position de dire non ?! On prétend que les hommes ont des "besoins" ? Pauvre bête a soulager.. ! Les femmes ne doivent pas être esclave de pulsions sexuelles. Les hommes sont seuls face à cet handicap. Regardez DSK.. Un homme si haut placé, ayant tout pour être épanoui avait il besoin de se conduire de la sorte? Avons nous déja entendu parler d'un homme ayant subi le traumatisme d'une tournante? se sont ils déja imaginés le monde, si les femmes se conduisaient de la sorte?

    La femme en tant qu'objet, la femme en tant que putain la femme abaissée au simple statut de boniche doit s'élever ! Ont ils déjà seulement réfléchis, les femmes mettent au monde leur propre bourreaux! Il n'y a aucune reconnaissance envers celles qui donnent la vie..

    Homme et femmes sont fait pour se compléter, "derrière chaque grand homme se cache un femme" ou inversement!Nous devrions nous soutenir mutuellement pour mieux avancer, conjuguer la force, la virilité à la douceur, le charme.. Lorsque les hommes tombaient à la guerre, elles étaient là pour les relever.

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  7. Article éprouvant mais nécessaire, merci.
    T.

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  8. En un mot horrible !! Je plains ces petites filles nées dans un pays de barbares...moi je preferais mourir direct que de subir cela ...

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    1. Ce ne sont pas les pays en question qui sont barbares mais certaines pratiques touchant à quelques communautés encore aveuglées par ces traditions et qui agissent sous le poids du groupe ( ce qui implique la peur, l'obéissance, la transmission de génération en génération, le manque prise de conscience) mais les choses changent peu à peu
      ...

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  9. Bonjour Dialika,

    Je viens de tomber sur votre blog, sur la page consacrée à l'excision et à l'infibulation. C'est un sujet que je connais bien puisque je viens d'écrire un livre qui lui est dédié : A la rencontre des Femmes Afars - voyage ethno-photographique en terre d'infibulation (Editions Alter Ethno, 2014). Vous pouvez feuilleter les premières pages sur calaméo : http://fr.calameo.com/read/001422017cb7849072895

    Au plaisir d'en parler avec vous,

    Marion Lavabre

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    1. Bonjour Marion,
      Merci de votre visite. J'ai parcouru les pages disponibles sur le site, et ai vraiment envie d'en découvrir davantage. Comment se procurer votre livre? Merci et pardon pour la réponse tardive! dialika.sane@yahoo.fr

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  10. Des interrogations naissent à la lecture des remarques :l'absence du mot amour,la non évocation de la colonisation qui aurait pu et dû participer à l'interdiction de ces pratiques, l'oubli de pratiques presque similaires en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis, le silence sur les tabous sexuels, sur la virginité en Europe en 2015, la diffusion d'images pornographiques avec des libellés plus que dégradants pour les femmes . L'éducation sexuelle est plus que nécessaire tant pour les filles que pour les garçons. Je reviens sur le mot amour et j'ajoute celui de respect, celui de complémentarité.

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    1. Dire que la colonisation aurait pu et dû participer à l'interdiction de ces pratiques c'est se tromper sur les vraies raisons de la colonisation qui n'étaient autre que l'exploitation par la domination des peuples. Le prétexte "civilisateur" n'était qu'une diversion, car avec le massacre des populations et les humiliations, on pourrait se demander qui étaient les vrais sauvages. Mais c'est un autre débat. Il appartient au peuple perpétuant ces traditions néfastes de remodeler leurs mentalités à défaut de trouver les meilleures voies conduisant à l'abandon de toute pratique néfaste pour la santé physique et morale des individus. La question est plus complexe que ça, car les mamans qui font exciser leurs enfants pensent réellement être dans l'amour et le respect. D'où la nécessité de rendre le sujet non tabou en sensibilisant les populations sur les conséquences multiples de tels actes.

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  11. Merci pour cette article qui dénonce les actes barbares de notre société.

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